|
|
19 febbraio
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Le Japon, ou Nihon en japonais, est constitué d’environ 4 000 îles situées au large de la côte orientale de l’Asie. Il est baigné par la mer d’Okhotsk au nord, par l’océan Pacifique à l’est et au sud, et par la mer du Japon, qui le sépare des deux Corées, à l’ouest. Un groupe d’îles appartenant à la Russie se trouve aussi au large des côtes nord.
Le pays compte quatre îles principales : la plus septentrionale est Hokkaido ; viennent ensuite Honshu, Shikoku et Kyushu. C’est sur la plus grande des quatre, Honshu, que se situe Tokyo, la capitale. Au sud de l’île de Kyushu s’étend l’archipel des Ryukyu, dont l’île principale est Okinawa.
Les montagnes occupent environ 70 % du territoire. Le mont Fuji, le sommet le plus haut – et aussi le plus célèbre – du Japon, se dresse au centre de l’île de Honshu. Les montagnes sont le résultat de séismes et d’éruptions volcaniques qui se sont produits il y a environ 1,6 million d’années. Encore aujourd’hui, le Japon subit quelque 1 000 secousses par an.
Les rivières sont courtes et torrentueuses. La plupart des lacs se trouvent dans le nord-est du pays, sauf le plus grand, le lac Biwa, qui est situé sur l’île d’Honshu, dans la partie centrale.
Le climat japonais est influencé par les vents de mousson. L’hiver est froid et la neige peut être abondante. C’est sur l’île d’Hokkaido, au nord, qu’il neige le plus; la température moyenne, l’hiver, y est de -9 °C. L’été est chaud et humide, et marque le début de la saison des pluies, sauf à Hokkaido. Juin et juillet sont les mois où il pleut le plus. La saison des typhons commence à la fin août et dure six semaines. Au printemps et à l’automne, il fait généralement doux et le temps est clair.
Les régions froides et montagneuses du nord sont surtout couvertes de pins de petite taille, mais bouleaux et bruyère y poussent aussi. Sur l’île centrale de Honshu et sur Shikoku, les variétés d’arbres les plus répandues sont le camphrier, le chêne vert du Japon, le houx, le camélia, le bambou, le katsura, l’érable et le hêtre. L’île d’Okinawa a une végétation semi-tropicale : on y trouve des forêts de palétuviers, des palmiers, de la canne à sucre et des fruits tropicaux, comme les bananes et les ananas.
Les îles japonaises abritent quelque 600 espèces d’oiseaux, tant indigènes que migrateurs. La pollution occasionnée par l’industrialisation galopante depuis les années 1950 a causé la disparition de certains oiseaux ; de même, la surpêche est une menace pour la vie aquatique. Le Japon a pris des mesures sévères pour lutter contre ces problèmes et pour réduire la pollution."
Économie et monde du travail
"Les Nippons ont la réputation de travailler de longues heures – meshi, furo, futon (à manger, le bain, le lit) disent d’ailleurs les épouses japonaises. Jusqu’à récemment, les grandes entreprises recrutaient directement leur main-d’œuvre dans les écoles secondaires et les universités. Elles traitaient bien leurs employés, leur fournissant souvent logement et assurance-maladie complémentaire. En échange, ceux-ci devaient se montrer loyaux et productifs et consacrer une partie de leur temps libre à des activités sociales organisées par l’entreprise. La plupart passaient d’ailleurs toute leur vie professionnelle dans la même compagnie. Les problèmes économiques actuels ont érodé ces liens traditionnels entre employeur et employés. De plus, les jeunes d’aujourd’hui sont moins enclins que leurs parents à consacrer autant d’heures à leur travail.
Le Japon s’est rapidement industrialisé après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, le pays est réputé pour la qualité de ses produits manufacturés et utilise les technologies les plus avancées, notamment pour la fabrication de matériel électronique comme les ordinateurs, les appareils photographiques et les télévisions. Le Japon est aussi l’un des constructeurs navals et automobiles les plus importants au monde. Il est également producteur d’acier, de caoutchouc synthétique, d’aluminium, d’acide sulfurique, de plastiques, de ciment et de pâtes et papiers.
Essentiellement montagneux, le Japon a peu de terres cultivables. C’est pourquoi la mer est devenue une source de nourriture vitale pour le pays. La flotte de pêche japonaise attrape plus de poisson que celle de n’importe quel autre pays au monde. Depuis quelques années cependant, l’industrie de la pêche est confrontée aux problèmes de surpêche et de pollution de l’eau.
Depuis le krach boursier de 1992 et la baisse des valeurs japonaises, l’économie nippone connaît une période de récession. De nombreuses entreprises ont dû déclarer faillite ; d’autres ont réduit les salaires ou licencié. Étant donné le culte que les Japonais vouent au travail, cette situation a entraîné de fortes tensions sociales.
Les femmes représentent 38 % de la population active japonaise, mais la majorité des postes cadres sont occupés par des hommes. Bien qu’il y ait une loi sur l’équité salariale, les femmes gagnent généralement moins que les hommes. Les attitudes évoluent, mais de nombreuses entreprises ont encore un système à deux vitesses pour les femmes : une voie spéciale, avec un rythme de travail plus lent et des tâches moins difficiles, et une voie intégrée, avec le même travail et les mêmes horaires que les hommes. Les promotions étant généralement basées sur les années de service, les femmes qui reviennent au travail après avoir élevé leurs enfants sont défavorisées. Le gouvernement tente cependant d’améliorer l’égalité au travail.
Faire un long trajet pour se rendre au travail ou à l’école est considéré comme normal au Japon. Le Shinkansen, train à grande vitesse qui atteint 300 km/h et relie les principaux centres urbains, est la perle du système ferroviaire nippon. Les trains sont particulièrement bondés aux heures de pointe et transportent plus de passagers que ce pour quoi ils ont été conçus. Des employés de gare portant des gants blancs sont chargés de pousser sur les passagers pour permettre la fermeture des portes."
Croyances
"Aucune religion particulière ne domine la culture japonaise, les trois principales étant le shintoïsme, le bouddhisme et le christianisme. Les Japonais se considèrent souvent comme appartenant à plus d’une religion.
Le shintoïsme est considéré comme la religion primitive du Japon, puisqu’elle existait avant l’introduction du bouddhisme. Shinto signifie « voie » ou « enseignement » des dieux (kamis). Tous les éléments naturels sont habités par des dieux dans le shintoïsme. Ainsi, le vent, le soleil, la lune, l’eau, les montagnes et les arbres sont considérés comme des kamis. Les rites shintoïstes actuels ne sont plus autant liés à l’agriculture qu’autrefois. Cependant, des fêtes importantes ont toujours lieu au printemps et en automne, au temps des semailles et de la récolte du riz.
Les sanctuaires shintoïstes tiennent une place importante dans la culture japonaise. Les gens s’y rendent pour prier au Nouvel An, à la naissance d’un enfant ou avant de partir en voyage. Le sanctuaire typique se trouve généralement près d’une source d’eau au pied d’une montagne. L’entrée est ornée d’une torii, ou voûte, décorée d’une corde tressée d’où pendent des bandes de papier blanc. Les fidèles doivent se laver les mains et se rincer la bouche avec de l’eau avant de pénétrer dans le sanctuaire. Ils annoncent leur présence au dieu en agitant une cloche et en frappant dans leurs mains. Ils prient les dieux pour recevoir des conseils ou leur approbation concernant des décisions de la vie courante. Un kannushi, ou prêtre, est responsable du sanctuaire et des services religieux.
Le bouddhisme fut introduit au VIe siècle. Les Japonais établirent vite un lien entre le bouddhisme et le shintoïsme et firent du Bouddha un dieu shintoïste. Au VIIIe siècle, les deux religions se confondirent : des dieux shintoïstes apparurent dans les temples bouddhistes et des statues de Bouddha, dans les temples shintoïstes. Au XIXe siècle, durant l’ère Meiji (1868-1912), le gouvernement tenta de séparer les deux religions : le shintoïsme devint la religion officielle, pour le demeurer jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et l’empereur fut élevé au rang de Dieu.
La philosophie de base du bouddhisme professe que c’est en supprimant les désirs humains que l’on accède à la paix et au bonheur. Les cinq règles fondamentales du bouddhisme sont : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas agir de façon immorale, ne pas mentir, ne pas boire d’alcool. Lors des fêtes, les fidèles vont au temple et prient pour leurs ancêtres. La salle principale du temple comprend un espace réservé aux offrandes d’encens, de nourriture et de fleurs.
Les chrétiens représentent moins de 1 % de la population. C’est un missionnaire portugais du nom de François Xavier qui introduisit le christianisme au Japon au XVIe siècle."
Fêtes
"La célébration du Nouvel An, en janvier, est l’une des fêtes les plus importantes au Japon. Elle dure trois jours. Avant la nouvelle année, les Japonais nettoient leur maison, paient leurs dettes et règlent de vieux désaccords afin d’être prêts pour un nouveau départ. Ils se rendent au temple pour prier et demander chance et santé pour l’année à venir. Les portiques des maisons sont décorés de kadomatsus (guirlandes faites de branches de pin, de bambou et de paille), et une corde en paille, appelée shimenawa, est accrochée à la porte. Le soir du Nouvel An, à minuit, les cloches sonnent 108 fois pour chasser les mauvais esprits de l’année écoulée. Les plats servis durant ces célébrations sont souvent rouges et blancs, les couleurs de la chance. Les enfants reçoivent des enveloppes décorées contenant de l’argent, appelées otoshimadas.
Le deuxième lundi de janvier se tient la fête des Adultes, ou Seijin no hi. Une cérémonie marquant le passage à l’âge adulte a lieu ce jour-là pour toutes les personnes qui auront 20 ans durant l’année. Ces jeunes adultes auront dès lors le droit de voter, de boire et de fumer. Au mois de mars, pendant le Hinamatsuri, ou Festival des poupées, les petites filles reçoivent des poupées artisanales vêtues d’atours royaux, qui représentent l’empereur ou l’impératrice. Lors du Shunbun no hi, l’équinoxe de printemps, les familles bouddhistes visitent les tombes de leurs ancêtres et y tiennent des cérémonies à leur mémoire. Le printemps est aussi marqué par une semaine de congé national, appelée la Semaine d’or, qui débute avec le jour Vert, fête célébrant la nature. La fête des Enfants, en mai, traditionnellement réservée aux garçons, inclut aujourd’hui les filles.
Au mois d’août, lors du O Bon, ou fête des Morts, les bouddhistes invitent leurs ancêtres à revenir à la maison. Les gens se rendent dans la maison de famille et allument des petits feux pour guider les esprits dans la bonne direction. À la fin de la fête, on rallume les feux et les lanternes pour les guider dans leur voyage de retour vers le monde des esprits. La journée du Keiro no hi, en septembre, est un jour férié en l’honneur des personnes âgées et de la longévité.
Lors du Shichigosan, ou fête des Sept-Cinq-Trois, les parents emmènent leurs fils de cinq ans et leurs filles de sept et trois ans dans un sanctuaire shintoïste, où ils prient pour leur bonheur et leur santé. Les nombres 3, 5 et 7 sont des chiffres porte-bonheur pour les Japonais. Aux sanctuaires, on vend des suçons rouge et blanc appelés chitose-ame (suçons de mille ans) qui sont censés apporter 1000 années de bonheur à l’enfant."
L'importance de la famille
"Les Japonais considèrent la famille comme un lieu de stabilité et estiment que l’appui des autres membres de la famille est indispensable pour réaliser tout son potentiel dans la vie. Si le déclin du taux de natalité depuis la Seconde Guerre mondiale a réduit la taille des familles, les parents âgés continuent à être pris en charge par leurs enfants, comme le veut la tradition japonaise, et partagent souvent leur foyer.
Dès qu’un couple a un enfant, l’identité parentale prend le pas sur l’identité d’époux. Les parents n’épargnent aucun effort pour leurs enfants. Lorsqu’un enfant naît, ils ne s’appellent plus par leur prénom, mais s’adressent l’un à l’autre par les termes Otoosan ou Okaasan (Père et Mère).
On inculque traditionnellement aux enfants que l’appartenance au groupe est plus importante que l’individualité et qu’une mauvaise conduite en public affecte la réputation de la famille et de la société en général. On apprend aussi aux enfants à respecter l’autorité et on les initie aux règles compliquées du savoir-vivre nippon. Ces règles reposent sur des traditions d’honneur et de loyauté et sur l’importance de toujours sauver la face.
Il y a trente ans, la plupart des jeunes se mariaient avant 25 ans. Aujourd’hui, on se marie souvent plus tard. La plupart des couples se rencontrent au travail ou à l’université. Le miai (rencontre arrangée) est un système instauré pour faciliter les présentations. Beaucoup de jeunes continuent à vivre avec leurs parents jusqu’à ce qu’ils se marient, car il y a très peu de logements abordables.
Les maisons traditionnelles japonaises sont éloignées de la rue. La porte d’entrée s’ouvre sur un jardin intérieur au bout duquel une porte coulissante donne accès à une pièce où les membres de la famille et les visiteurs se déchaussent. L’espace intérieur de la maison est divisé par des panneaux coulissants en bois et en papier de riz que l’on peut bouger pour modifier la grandeur de la pièce. Les gens dorment sur des futons, d’épais matelas en coton, disposés à même le sol. Le matin, on les plie et on les range pour faire de la place.
Près des trois quarts des familles japonaises vivent en ville, où les logements sont très limités et fort onéreux. La demande est telle que certains attendent des années pour une habitation à leur portée. Aussi de nombreuses familles s’installent-elles en banlieue, où les logements sont moins chers. Les banlieusards doivent cependant souvent faire jusqu’à deux heures de train pour se rendre au travail. Certaines industries déménagent aussi dans les banlieues pour éviter les coûts exorbitants de la ville ; il y en a même qui construisent des logements pour leurs employés et leur famille."
L'éducation
"Le système scolaire japonais est financé conjointement par le gouvernement national, les gouvernements régionaux et les villes. Les enfants commencent en général leur scolarisation à 3 ou 4 ans dans des écoles maternelles privées. L’école primaire débute à 6 ans.
Les neuf premières années de scolarité – six ans d’école primaire et trois ans d’école secondaire de premier cycle – sont obligatoires. La plupart des élèves font trois autres années d’études secondaires, durant lesquelles ils font leur demande d’admission à l’université et se préparent aux examens d’entrée qui sont très difficiles.
L’année scolaire commence en avril, après un congé du printemps de dix jours. Elle se divise en trois trimestres : avril à juillet ; septembre à décembre ; janvier à mars. Les élèves ont six semaines de congé en été et dix jours en hiver. Certains vont à l’école six jours par semaine, mais les classes du samedi commencent à être supprimées. Il y a beaucoup d’élèves par classe, 40 étant souvent la norme, tant au primaire qu’au secondaire. L’enseignement se fait en japonais, mais l’anglais est obligatoire après le premier cycle du secondaire.
L’école japonaise est très stricte. Le port de l’uniforme est généralement obligatoire et on apprend très tôt aux enfants à respecter les enseignants, qu’ils appellent sensei. Au début et à la fin de chaque classe, les élèves doivent se lever et saluer profondément l’enseignant. La journée d’école est divisée en six périodes d’étude, dont l’une est consacrée aux activités récréatives. Les écoles primaires fournissent le repas du midi, que les enfants mangent dans leur salle de classe. Les repas sont subventionnés et les parents ne paient qu’une somme modique chaque mois. Après le déjeuner, une période est dévolue au nettoyage, ou osoji : chaque classe doit nettoyer la partie de l’école qui lui est assignée.
La période de préparation à l’université est source de grande tension pour les élèves. Ils doivent en effet obtenir les meilleurs résultats possible à l’examen d’entrée, la réputation de l’établissement qu’ils fréquenteront étant déterminante pour leurs choix de carrières : beaucoup d’entreprises ne recrutent que dans les meilleures universités du pays. Il y a 130 universités publiques et 300 universités privées au Japon. L’Université de Tokyo est la plus ancienne et la plus réputée. Les étudiants n’optant pas pour l’université peuvent s’inscrire dans des programmes de formation professionnelle."
Le monde de la santé
"Le Japon possède un système de santé qui couvre l’ensemble des citoyens, quels que soient leurs revenus. Le système est financé conjointement par les gouvernements national et locaux ainsi que par les contributions des employeurs et des particuliers. En plus du régime public d’assurance-maladie, il est possible de contribuer à un régime privé qui donne accès à des services supplémentaires.
Les établissements médicaux vont de la petite clinique de quartier aux hôpitaux spécialisés. Certaines entreprises ont leur propre hôpital, réservé à leurs employés. Dans les régions urbaines, des centres médicosociaux offrent des cours d’hygiène et s’occupent de la vaccination et des soins prénatals et postnatals.
Les consultations médicales sont généralement courtes, ce qui donne peu de temps pour expliquer le diagnostic ou le traitement. Les malades laissent souvent les décisions au médecin. Par ailleurs, la loi japonaise ne requiert pas le consentement du patient pour un traitement. Les médecins préfèrent d’ailleurs ne pas annoncer eux-mêmes une mauvaise nouvelle à un patient et en parlent plutôt aux membres de la famille, qui approuvent le traitement et décident s’il y a lieu d’informer le malade.
Le vieillissement de la population pose un défi au système de santé. L’espérance de vie moyenne est de 77 ans pour les hommes et de 84 ans pour les femmes, et on estime qu’un quart de la population aura plus de 65 ans en 2025. Le gouvernement cherche actuellement des moyens pour permettre aux personnes de plus de 65 ans qui le désirent de continuer à travailler. Il essaie aussi de trouver des solutions au manque de services de soins à domicile. Cette carence a fait augmenter le nombre de vieillards dans les maisons de retraite, qui sont pour la plupart à court de personnel. Le gouvernement accorde des subsides aux familles qui acceptent de veiller sur un parent âgé à leur domicile.
Les Japonais font un grand usage des médecines douces. Le kampo est une approche holistique qui traite la maladie en fortifiant le corps. C’est souvent un médecin ou un pharmacien connaissant la médecine orientale qui pratique le kampo. La moxibustion est un traitement qui consiste à faire brûler sur la peau de petites quantités d’une plante orientale appelée mogusa ou moxa afin de stimuler le système immunitaire et prévenir la maladie. Les techniques de massage shiatsu et amma sont utilisées pour fortifier des parties du corps affaiblies. Le sekkotsu est une thérapie par laquelle entorses, luxations et fractures sont diagnostiquées manuellement et sont traitées avec des massages. L’acupuncture, thérapie qui consiste à introduire des aiguilles dans différentes parties du corps pour supprimer les douleurs, est aussi très utilisée."
Communiquer avec les Japonais
"Le japonais écrit se compose de trois groupes de caractères : les kanjis, les hiraganas et les katakanas. Il y a environ 50 000 caractères kanjis, mais 3 000 seulement sont utilisés dans la vie courante. Les kanjis représentent les noms, les verbes et les adjectifs. On ajoute des finales, ou hiraganas, pour marquer le temps des verbes. Les hiraganas ont des sons distincts, mais ne signifient rien employés seuls. Les caractères du troisième groupe, les katakanas, permettent de prononcer des mots étrangers en japonais. Les dialectes régionaux peuvent être très différents du japonais standard et difficiles à comprendre pour les non-natifs. Le dialecte de Tokyo est le plus proche du japonais standard.
Les Japonais s’inclinent toujours devant quelqu’un pour le saluer ou lui montrer respect et gratitude : ils gardent les pieds joints et le dos bien droit, les femmes plaçant leurs mains devant leurs jambes et les hommes les gardant aux côtés. L’inclinaison est plus ou moins grande selon l’occasion et le statut social des personnes.
Le sourire japonais est une véritable énigme : il peut signifier la joie, la colère, le trouble, la gêne, la tristesse ou la contrariété. Pour les Japonais, la communication inclut le omoy-yari, c’est-à-dire ce qui est sous-entendu autant que ce qui est dit. Dans la conversation, les Nippons hochent souvent la tête en signe d’acquiescement ou de concentration. Ils utilisent aussi des petits mots bouche-trous, ou aizuchis, accompagnés de hochements de tête pour montrer leur intérêt dans le sujet discuté.
Pour signifier la négation, les Japonais lèvent une main devant le visage et l’agitent de gauche à droite. Ce geste signifie aussi bien le refus que le manque de compréhension. Montrer quelqu’un du doigt, mâcher de la gomme, s’appuyer contre une porte ou garder les mains dans ses poches est considéré comme impoli dans la culture japonaise. Lorsqu’elles rient, il est de bon ton pour les Japonaises de mettre la main devant la bouche pour cacher leurs dents.
En japonais, le nom de famille précède le prénom. On s’adresse généralement aux Japonais par leur nom de famille. Le prénom ne s’utilise guère que pour les enfants ou les amis. Un mot supplémentaire, comme sensei ou san, peut être ajouté à la fin d’un nom pour indiquer le rang ou l’emploi de la personne. Sensei est une marque de respect; san est l’équivalent de «Monsieur» ou «Madame»."
Arts et littérature
"Certains des premiers classiques de la littérature japonaise datent du VIIIe siècle: le Kojiki est un recueil d’histoires sur la création de l’univers et la fondation de la nation nippone ; le Kokinshu introduisit le tanka, poème court de cinq vers. Makrua no Soshi, (Les Notes de l’oreiller) écrit au Xe siècle par une femme, Sei Shonagon, est une chronique humoristique sur la noblesse. Le Dit du Genji, un chef-d’œuvre en 54 volumes d’une autre femme, Murasaki Shikibu, fait découvrir la vie de l’aristocratie japonaise au XIe siècle.
Le XVIIe siècle vit naître le haïku, poème court ne comptant que trois vers, dont le poète Matsuo Basho (1614-1694) fut un grand maître. La littérature japonaise moderne est lue dans le monde entier. Les livres de Kawabata Yasunari, qui fut le premier écrivain japonais à recevoir le Prix Nobel de littérature, en 1968, ont été traduits dans plusieurs langues; Yukiguni (Le Pays de neige) et Senbazuri (Nuée d’oiseaux blancs) sont parmi ses œuvres les plus connues.
Il y a plusieurs types de théâtre japonais. Le kabuki, dont les origines remontent au XVIIe siècle, signifie chant (ka), danse (bu) et habileté (ki). Les pièces durent en moyenne six heures. Elles sont humoristiques, mais il y a toujours une morale à en tirer. Tous les rôles sont tenus par des hommes. Le répertoire du théâtre nô s’inspire des légendes et du folklore avec leurs kyrielles d’esprits malins et de fantômes. Le rakugo est un théâtre de conteurs d’histoires. Le conteur, ou rakugoka, s’installe au centre de la scène avec pour tout accessoire un éventail ou une serviette ; il ne se sert que d’expressions vocales et faciales pour raconter l’histoire. Tambours ou musique de flûte ponctuent parfois la représentation. Le bunraku est le théâtre de marionnettes traditionnel nippon. Les marionnettistes animent de grandes poupées sur scène pendant qu’un narrateur raconte l’histoire.
L’ikebana, ou art de l’arrangement floral, date du XIIIe siècle. Les fleurs symbolisent le ciel, la terre et l’humanité. Le bonsaï est l’art de miniaturiser des arbres ou des plantes en taillant leurs branches et leurs feuilles et en ligaturant leurs racines. Un bonsaï bien entretenu peut vivre 300 ans.
Le Japon est réputé pour sa calligraphie, sa céramique et sa peinture. Dans le shodo, (calligraphie), les lettres sont dessinées avec un fude (pinceau) et du sumi (encre de Chine). Les premières céramiques japonaises datent de la période Jomon, qui remonterait aussi loin que le Xe millénaire avant notre ère. Le yukiyo-e est un style de gravure sur bois, aussi appelé « peintures du monde flottant », qui date du XVIe siècle. Hokusai, grand maître de la gravure du XIXe siècle, est célèbre pour sa série d’estampes "Trente-six Vues du mont Fuji"."
Sports et loisirs
"Le sumo est le sport nippon le plus ancien. Les futurs lutteurs commencent leur entraînement professionnel à l’âge de 15 ans. Ils habitent à leur école de sumo, où on les gave d’aliments gras pour leur faire gagner du poids. Avec le temps, ils deviennent énormes. Les compétitions ont lieu dans une enceinte appelée dohyo, dont le sol est en argile spéciale recouverte d’une fine couche de sable. Avant chaque match, on jette du sel sur le sol, un rituel servant à purifier l’enceinte. Le but de la rencontre est de faire sortir l’adversaire du cercle intérieur du dohyo. Avant de se battre, les lutteurs commencent par s’intimider avec des regards menaçants. Il est interdit pour un lutteur d’en blesser un autre.
Le baseball fut introduit au Japon en 1873 par Horace Wilson, un Américain qui enseignait à l’Université de Tokyo. Les Japonais en devinrent vite amateurs ; il existe d’ailleurs des équipes de baseball professionnel depuis les années 1930. Les écoles secondaires organisent des championnats ; il y a aussi des équipes cadettes pour les plus jeunes. Si la majorité des règles sont identiques à celles du jeu américain, les Japonais ont modifié la philosophie du jeu pour mettre en valeur l’effort commun plutôt que l’effort individuel.
Les arts martiaux sont très populaires. Certains se pratiquent sans armes, notamment le judo, le karaté et le aïkido ; pour gagner le combat, il faut réussir à jeter son adversaire au tapis : seuls les coups de pieds et les prises sont permis. Le kiaï, ou « cri de combat », est un élément important qui témoigne de la concentration mentale du lutteur. Le kendo est une forme d’escrime où l’on utilise des bâtons de bambou. Dans le kyudo, ou tir à l’arc, on tire sur des cibles avec des arcs en bambou et en bois.
Les Anglais ont introduit le golf au Japon en 1903. Le golf est considéré comme un sport de riches et, de ce fait, est un symbole de prestige. Beaucoup d’hommes d’affaires emmènent leurs clients dans des clubs de golf, non seulement pour les divertir, mais aussi pour y négocier des affaires.
Les nombreuses montagnes du Japon offrent d’excellents sites pour pratiquer le ski. L’île d’Hokkaido, dans le Nord, a les meilleures pistes du pays.
Les enfants adorent jouer avec des cerfs-volants et sont passionnés d’origami, l’art ancien du papier plié. Le jeu de cartes karuta et les jeux de société basés sur la stratégie, comme le shogi et le go, sont aussi très populaires. Beaucoup de jeunes sont des mordus de jeux vidéos, tel le Nintendo, une invention japonaise. Les Japonais créent sans cesse de nouveaux jeux, dont plusieurs, notamment les Tamagotchi, petits animaux familiers virtuels, et les Pokémon, ont envahi le marché nord-américain."
Le Japon (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)
* * *
Chef de l'État: empereur Akihito (depuis le 1er juillet 1989) Premier ministre: Yoshiro Mori (depuis le 4 mai 2000) Localisation: Asie de l'Est - archipel (4 400 îles) situé entre l'océan Pacifique nord et mer du Japon. Les quatre principales îles de l'archipel: Honshu, Hokkaido, Shikoku, et Kyushu) Villes principales: Tokyo (capitale), Osaka (Kansai), Nagoya, Fukuoka/Kitakyushu, Sapporo Langue: japonais Groupes ethniques: japonais (99.4%) Religions: shintoïsme et bouddhisme (84%), autres (16%)
|
|
|
|
|
Histoire "Les premières sociétés japonaises étaient organisées en castes et subirent l’influence des cultures chinoise et coréenne. Au IVe siècle de notre ère, le clan Yamato prit le pouvoir. Le bouddhisme, qui fut introduit au VIe siècle, devint la religion officielle à partir du viie siècle. Kyoto devint la capitale impériale au VIIIe siècle. Au IXe siècle, la dynastie des Fujiwara succéda aux Yamato.
A la fin du XIIe siècle, un gouvernement militaire, ou shogounat, prit le pouvoir, marquant le déclin de la cour impériale, aussi minée par le pouvoir grandissant des moines bouddhistes, et le début du règne de la classe des samouraïs. Cette période, appelée Kamakura, vit s’instaurer un système féodal dans lequel les villages et l’agriculture étaient sous l’emprise de propriétaires-guerriers.
Le XVIe siècle fut une période de grands changements dans la société japonaise. Les commerçants espagnols et portugais amenèrent de nouvelles techniques qui allaient révolutionner la façon de faire la guerre. Des missionnaires jésuites introduisirent le christianisme. Le mouvement bouddhiste zen commença à prendre de l’ampleur. C’est aussi à cette époque qu’apparurent le théâtre nô, la cérémonie du thé et l’art floral.
À la fin du XVIe siècle, Toyotomi Hideyoshi mit fin aux incessantes guerres entre seigneurs féodaux et réussit à unifier le Japon. Ses successeurs régnèrent de 1603 à 1868, époque connue comme la période d’Edo, du nom de la ville (aujourd’hui Tokyo) où était centralisé le gouvernement. Le Japon se ferma aux influences extérieures ; les missionnaires furent chassés et les livres européens, interdits. Ces restrictions furent en bonne partie levées au cours du XIXe siècle.
En 1868, le pouvoir revint à l’empereur de Kyoto. Ce fut le début de l’ère Meiji. Les institutions féodales furent abolies, et le Japon se modernisa et s’urbanisa. Lors de la guerre sino-japonaise (1894-1895), c’est une armée japonaise complètement modernisée qui battit les Chinois. Le Japon sortit également victorieux d’une guerre contre la Russie (1904-1905) et annexa la Corée, qui était au cœur du conflit. Ces victoires témoignent de la puissance grandissante du Japon à l’orée du XXe siècle.
Durant la Première Guerre mondiale, le Japon se battit contre l’Allemagne. Dans les années 1920 et 1930, il allait étendre son pouvoir en occupant la Mandchourie, au nord-est de la Chine. En décembre 1941, il entra dans la Seconde Guerre mondiale aux côtés de l’Allemagne et bombarda la flotte américaine à Pearl Harbour (Hawaï). Il envahit la Malaisie, Hong Kong, Bornéo et plusieurs îles du Pacifique. En 1945, le bombardement atomique de Hiroshima et de Nagasaki par les Américains força le Japon à la reddition. L’occupation militaire du Japon par les Américains se poursuivit de 1945 à 1952.
Entre les années 1950 et 1980, le Japon connut une croissance économique très rapide : au début des années 1980, il était devenu une grande puissance économique. Vers le milieu des années 1990, l’économie connut cependant un déclin important, et le pays s’efforce aujourd’hui de restaurer sa prospérité."
Le Japon (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)
Meiji: Tradition en transition. Une exposition du Musée virtuel du Canada.The Emperor's Duplicity, par Edward J. Drea (The Quarterly Journal of Military History, vol. 12, no 3, printemps 2000).
|
|
|
Enjeux Crise du Japon
"Dans ce pays de 126 millions d’habitants, le vieillissement de la population est très rapide. On devrait compter 25 % de plus de 65 ans en 2015.
Deuxième pays du monde, après les États-Unis, le Japon réalise environ 15 % du PNB de la planète.
Il a pratiqué une politique sociale caractérisée par l’emploi à vie des salariés, l’avancement à l’ancienneté, et des syndicalismes « Maison ». Pour tenter d’oublier la défaite de 1945, l’article 9 de la Constitution limite strictement les interventions militaires. De plus, trois principes restent en vigueur :
- refus du nucléaire militaire, - limitation du budget des armées à 1 % du PIB, - et interdiction de toute exportation d’armement.
Le Japon est devenu, à la suite de la Deuxième Guerre mondiale, un pays épris de paix qui ne prononce pas cependant les paroles attendues de repentance. Il se veut une puissance civile et rencontre les désenchantements dus à la mondialisation et aux tensions régionales (Corée du Nord, expansion de la Chine dans la Méditerranée asiatique, problème de Taiwan). On constate donc, aujourd’hui, la montée d’un néo-nationalisme anti chinois et également anti États-Unis, en raison de la présence de 45 000 américains sur le territoire. Malgré bien des irritations, le Japon reste sous protection des États-Unis, par des traités successifs, des plans de défense, et des directives de sécurité. On peut se demander si le souci du Japon d’être présent dans toute l’Asie et celui de rester sous l’ombrelle de l’Amérique ne sont pas incompatibles? La Chine et la Corée du Nord n’acceptent pas un Japon strictement aligné sur les États-Unis.
Comment expliquer la crise actuelle?:
a) le modèle de développement n’est plus adapté, il bute sur la montée du chômage et le poids des retraites, b) la population rejette le système, la complicité des institutions: bureaucraties, intérêts privés. La démoralisation s’étend parce que le Japon n’est plus une société de confiance. c) le discrédit politique est flagrant. Le PLD (Parti libéral démocrate)est aux commandes depuis 1955, et l’opposition n’a pas de programme. Malgré bien des déconvenues, le Japon reste un pays très riche et frugal, il épargne 30 % des revenus soit un taux double de celui de la France. Le gouvernement appuie sur toutes les manettes de la gestion: taux d’intérêt zéro, dépenses publiques, endettement, mais il n’arrive pas à relancer la consommation.
Xavier de Villepin, Force et faiblesse du monde asiatique, mars 2001 (site du Sénat de la République française)
"Seconde économie mondiale, le Japon se trouve dans une phase de redéfinition profonde des principes de fonctionnement de la société. Certains évoquent une troisième ouverture du pays, constituant un tournant aussi radical que ceux de l’ère Meiji et de 1945.
Longtemps présenté comme un «géant économique et un nain politique», il a d’abord retrouvé une place en adoptant le profil rassurant d’une puissance alignée sur Washington.
L’archipel s’implique dans les organisations de l’ONU, et participe à la gestion des crises internationales. Il dispose d’atouts importants: puissance financière, commerciale et scientifique; population hautement qualifiée; stabilité politique et sociale; puissance civile active d’un nouveau type reposant non sur la puissance militaire mais sur le rayonnement économique, l’aide au développement et les actions en matière d’environnement. Son PNB était égal à 8% de celui des États-Unis en 1960, il a atteint 77% en 1999.
Peut-on dire que le Japon est une puissance du passé?
I - La crise japonaise est à la fois crise d’un modèle de développement et crise de confiance
Le système avait permis le miracle de l’après-guerre mais aujourd’hui les moteurs de la croissance sont en panne.
Le Japon est en retard dans le développement des technologies de l’information. La crise de confiance se manifeste par la progression du chômage, officiellement 4,6% de la population active mais en pratique très proche des 9,2% que nous connaissons en France.
L’endettement public atteint 130% du PIB et le vieillissement de la population devrait entraîner la diminution des retraites. Certes des réformes ont été lancées: assainissement du secteur financier, des réglementations, réforme administrative et budgétaire; toutes ces mesures restent cependant partielles.
Le premier ministre, M. Mori, ne paraît pas en position de prendre des mesures radicales, la perspective des élections sénatoriales de 2001 ne l’y incite pas.
II - La vie politique japonaise n’apporte pas de réponse aux interrogations des citoyens
Les dix dernières années ont sapé les fondements du système politique. Le parti libéral démocrate n’est plus le parti dominant qu’il a été de 1955 à 1993. Les élections législatives du 25 juin 2000 ont constitué un nouveau revers pour le PLD. Les électeurs ont sanctionné un premier ministre considéré comme inapte à gouverner et critiqué pour son alliance avec le très controversé Komeito, émanation de la secte Soka Gakkai.
Les classes moyennes se sont détournées de la coalition gouvernementale au profit de l’opposition mais celle-ci est désunie et toujours incapable de présenter un programme clair de gouvernement. Le Parti démocrate du Japon reste un regroupement d’ambitions personnelles, le parti social-démocrate peine à se rétablir malgré la popularité de Mme Doi, le parti communiste semble marginalisé malgré les quelques 10% de l’électorat qui le soutiennent. Son récent abandon de la lutte des classes et son acceptation des forces armées pourraient favoriser un rapprochement avec d’autres partis.
La recomposition de la scène politique n’est donc pas achevée. Les déclarations de M. Mori sur le «caractère divin» du Japon ainsi que son invitation aux électeurs indécis à s’abstenir ont entamé sa crédibilité. Il y a paralysie du monde politique entre un PLD affaibli et une opposition qui ne parvient pas à prendre la relève.
III - Le modèle de société est remis en cause
Les responsables sont déconsidérés par les affaires de corruption et leur impuissance face à la crise. On constate l’affaiblissement du triangle «d’airain»: État, haute fonction publique, grandes entreprises ce qui ouvre un champ d’action nouveau à la société civile.
Les hauts fonctionnaires n’ont plus les qualités d’autrefois, les politiciens ne savent plus quoi penser et quant aux grandes entreprises on les accuse d’incompétence, de dissimulation voire de corruption.
Sur ces décombres fleurissent des mouvements de citoyens, écologistes, et un engouement pour les organisations humanitaires. Autre signe des temps, l’apparition d’un nouveau type d’entrepreneur appartenant plutôt à l’horizon de la nouvelle économie. Deux projets de société apparaissent :
- Le premier résolument libéral, propose par exemple d’adopter l’anglais comme 2e langue officielle du pays et d’organiser une politique d’immigration. Il propose de parfaire l’œuvre d’occidentalisation du pays en favorisant le développement de l’individualisme. - Le second s’appuyant sur une société foncièrement conservatrice, proclame le retour aux valeurs traditionnelles, le respect de l’autorité, la mise en valeur de la cohésion nationale. Il s’accompagne d’un renouveau nationaliste, de la remise en cause de la constitution pacifiste et de la popularité nouvelle des forces armées.
Conclusion: Où va le Japon?
L’avenir dépendra de l’environnement mondial. Le ralentissement américain conduira-t-il à une récession en Asie et au Japon en particulier? Le passé du pays est trop impressionnant pour qu’on puisse le classer par pertes et profits.
La production industrielle dépasse 1260 milliards de dollars, plus que celle des États-Unis. Le Pays du Soleil Levant se trouve être un grand exportateur mondial. En Amérique, on remarque qu’excédents japonais et déficits américains ont la même origine: la dépendance croissante des États-Unis pour leurs importations de matériels technologiques en provenance de l’archipel japonais.
Depuis 1990, le yen a augmenté de 39% par rapport au dollar. Le Japon est de loin le plus grand épargnant du monde. Il est aussi celui qui exporte le plus de capitaux à l’étranger. Les actifs extérieurs du Japon ont bondi dans la décennie 1990 de 294 milliards de dollars à 1153. Pendant le même temps, les dettes étrangères de l’Amérique passaient de 49 milliards à 1537 milliards. Avec de tels atouts, la crise de la société japonaise devrait pouvoir être surmontée... avec le temps et la transformation de la société.
Xavier de Villepin, Le Japon en crise depuis dix ans, janvier 2001 (site du Sénat de la République française). |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Article extrait de "l'Encyclopédie de l'Agora" 22 gennaio
|
informations utiles sur Kansai Gaidai (l'université japonaise) |
|
|
|
Voila, suite aux nombreux mails que j'ai reçu qui se ressemblaient de très près, j'ai décide de créer cette page pour aider les étudiants de Jean Monnet intéresses par cet échange universitaire pour les prochaines années. Je vais dans un premier temps répondre a vos questions puis si vous voulez en savoir plus, écrivez moi un commentaire.
- Tu es allé dans quelle ambassade pour avoir ton visa?
La plus proche est a Villeurbanne (Lyon) ou tu peux aller sur Paris, vers les Champs Elysees.
Compte 30 euros et 2 photos d'identités si mes souvenirs sont bons et reviens le chercher 3 ou 4 jours plus tard.
Attention, avant tout, attends que la fac t'envoies le "certificate of eligibility" sinon pas de visa etudiant possible!
- la période exacte de l'année scolaire
Du 25 août au 10 décembre=semestre d'hiver
Du 25 janvier au 25 mai = semestre de printemps
En fonction de la nature de ton échange, tu peux rester un ou deux ou même trois semestres dans certains cas.
- le coût réel, entre le loyer, la bouf, la scolarité.... avec un ordre d'idée par mois
Le Japon est l'un des pays qui possède un le plus cher coût de vie au monde donc attention!
Pour le loyer, tu as trois possibilités:
1 euro = 145 yens
-dormitory (dortoir) 170 000yens semestre (300 euros par personne par mois pour une chambre a 2)(plus 30 000 yens par semestre pour les charges, eau, électricité, poubelles...)
-homestay (vivre dans une famille japonaise) 270 000yens le semestre
-vivre par tes propres moyens: bonne chance si tu parles pas japonais et que tu cherche un bon prix (surtout si tu viens de Saint Etienne!)
Pour la nourriture, c'est très cher, surtout les légumes et fruits et les produits, qui finiront toujours par te manquer, je parle évidemment du pain, produits laitiers, viande, chocolat... et tout ce qui est spécifiquement français (quand tu arrive a le trouver) Compte environ 6 000 yens (40euros) par semaine si comme moi tu es radin!
Petite note positive: les resto sont bons et pas cher au Japon. Donc n'hésite pas a y aller car tu peux t'en tirer pour moins cher qu'en faisant la cuisine! Par exemple, il est possible de trouver des resto a 600yens a Hirakata city (la ville de la fac), ce qui équivaut a 4 euros.
Pour la scolarité, tout dépend des cours que tu choisis, mais compte au moins 30 euros pour les méthodes de Japonais et souvent 15 euros par cours supplémentaire. Si tu choisis céramique ou peinture, c'est plus cher car tu achètes la terre, la peinture, pinceaux, feuilles... donc il faut donner dans les 100euros (pour un semestre).
Pour ordre d'idée, j'en ai eu pour 20 000 yens.
Donc, en gros, par mois ça donne un niveau de vie très élevé plus qu'en plus tu voyages et tu sors au karok ...
- Comment fais-tu financièrement là-bas? tu retires avec ta carte sur ton compte en France?
Si tu restes un semestre, retire de grosses sommes d'argent avec ta carte visa car la commission de 3 euros ne prends pas en compte la somme mais le nombre de fois.
Si tu restes un an, ouvre un compte Japonais, de toute façon la fac te demande tout de suite si tu souhaite le faire et dans ce cas la, ils le font pour toi donc c'est très facile.
- en ce qui concerne la période des vacances scolaires, ce n'est apparemment pas possible de garder l'appart, donc je voulais savoir combien de temps ça dure, quel sucout cela entraine (pour avoir un ordre d'idée)
Tu peux garder une chambre dans un dortoir pour 45 000 yens (310euros) et en profite pour visiter le Japon ou bien comme la plupart des étudiants, t'organiser un petit voyage en Asie du sud Est qui te coûteras le même prix puisqu'une fois la bas, le coût de vie est dérisoire. - toujours pr le logement, est-ce "bien", ou du style des "cages à lapins" de la métare
C'est assez agréable et style Japonais (choisir Seminar House 1 sans aucune hésitation!) mais très surveille (pas de visite après 22heures, vidéo cameras un peu partout, besoin de montrer un identifiant quand un ami veut te voir...) Peu importe le seminar house, vous etes 2 (du même sexe) par chambre (environ 18 mètres carres) mais tu as accès a une cuisine, salon et salle de bains très grands donc pas de soucis!
Et ça te permet de rencontrer très vite des gens, l'ambiance est très chaleureuse.
- et ma dernière question est simple mais est-ce que c'est bien en général, est-ce que ça se passe bien, est-ce plaisant.
Très heureuse d'être ici, je me dit tous les jours que j'ai beaucoup de chance =)
Pour les informations supplémentaires, je vous invite a regarder:
- le site de la fac très complet (en anglais mais vous allez au Japon donc ça vous fait du bien de vous mettre un peu dans le bain avant d'arriver, sinon, comme moi, vous n'aurez pas d'amis au début! lol)
http://www.kansaigaidai.ac.jp/asp/02_international_programs/05.html
- Le blog de Laurent, un étudiant de Kansai Gaidai (site très complet, et très proche de mes expériences, il faut le détour si on veut une idée du style de vie au Japon lorsqu'on est étudiant)
http://lawren00.over-blog.com/
- Le Japon.org, un site avec un formidable forum qui m'a permit de m'aider dans toutes mes démarches administratives quand l'anglais ne suffit plus. Et eu quotidien, c'est une véritable mine d'or d'informations sur le Japon.
http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=Forums
N'hésitez pas a continuer a m'envoyer des questions, je me ferais un plaisir d'y répondre.
|
|
|
06 dicembre Voilà ce qui devrait calmer les curieux sur le japon tel qu'il est, sans artifices!
Un petit jeu avec des réponses subjectives et en vrac:
1/ Y-a-t-il des Hellos Kitty et des accessoirs enfantins partout?
complètement, des vélos au portables, sac à main ou décorations, affiches, bus, jardins pour enfants... le japon en est envahit!
2/ Les toilettes sont-ils bizarres?
Oui, il existe deux types de toilettes:
-un pour les pauvres(je plaisante!)-->genre toilette turc mais en mieux
-un pour les riches-->avec possibilité de choisir un son pour couvrir le son du pipi, et petit jet d'eau pour rincer!
Fannouche devrait trouver son bonheur ici, on trouve des toilettes de partout, même dans les temples, parfois je les confond avec le temple tant ils le design est soigné =)
3/Y-a-t-il des enseignes lumineuses et des écrans géants de partout dans les rues?
non, j'habite dans un quartier aussi beau que...Saint-Etienne! En revanche, à Osaka et Tokyo la nuit, c'est impressionnant!
4/Mangent-ils par terre?
Oui, il y a deux cent ans...NOn je plaisante mais je ne connais aucun Japonais qui mange sur une table basse. De nos jours, tous ont des "tables occidentales" et disposent de fourchettes (couteaux, pas trop), grandes cuillères mais jamais ou très peu de serviettes de table (et même au resto). Seulement des serviettes eponges chaudes pour se nettoyer les mains mais...avant le repas!
5/Mangent-ils des sushis tous les jours?
Non, ils préfèrent des
-ramens (nouilles qui nagent dans l'eau chaude dans un bol, pas facile avec des bagettes!!)
-riz au cury
-miso soup
-riz avec des oeufs ou des crevettes ou du porc fris.
|
|
|
|